Du foot et des films

De nombreux cinéastes ont tenté de mettre du foot au centre de leurs fictions. Très peu y sont réellement arrivés. La liste de films de foot n’en est pas moins longue et régulièrement mise à jour.

Foot et cinéma n’ont jamais réellement fait bon ménage. D’une part parce que la réalité est souvent plus forte que la fiction, et l’intrigue d’un film ne tient pas la comparaison avec la dramatique d’un match de football. D’autre part, il est souvent difficile de restituer de manière crédible une scène de jeu, d’autant plus qu’un bon acteur n’est pas toujours un bon footballeur. Et inversement.

Toutefois le foot est bien présent dans le septième art, souvent comme décor ou comme élément social. Les réalisateurs peuvent y consacrer un film entier, où bien juste l’évoquer le temps d’une scène, d’une image d’archive, d’un dialogue ou d’une bande son.

Box office footichiste

Patrick Dewaere Coup de tête

1 – “Coup de tête” (1979) de Jean-Jacques Annaud, c’est le film français où Patrick Dewaere, sous le maillot de l’AJ Auxerre et marque les deux buts qui font de lui le héros inattendu de la petite ville de Trincamp.

Escape to Victory

2 – “Escape to victory” (1980) de John Huston réunit aux cotés de Sylvester Stallone et Michael Caine une pléiade de grand footballeurs parmi lesquels Pelé, Bobby Moore, Paul Van Himst, Kasimir Deyna, Osvaldo Ardiles, John Wark, ainsi qu’une grande partie de l’équipe de Ipswich Town.

3 – “Les Petits Princes” (2013) de Vianney Lebasque. L’univers des centres de formation où les jeunes adolescents apprennent le foot, mais aussi la vie. Avec Eddy Mitchell dans le rôle de l’entraîneur en chef.

La surface de réparation Franck

4 – “La surface de réparation” (2018) de Christophe Régin. Un passionné de foot sans faire partie du club en connait tous les rouages. Le film a été tourné à Nantes et on y voit beaucoup de jaune et vert.

Rudo y Cursi

5 – “Rudo et Cursi” (2008) du mexicain Carlos Cuaron. Deux frangins ratés cherchent à devenir riches et célèbres coûte que coûte. L’un songe à devenir chanteur, l’autre footballeur.

Zidane, un portrait du XXIème siècle

6 – “Zidane, un portrait du XXIe siècle” (2007) est un film de Philippe Parreno et Douglas Gordon où plusieurs caméras se focalisent sur Zinedine Zidane durant les 90 minutes d’un matches du championnat espagnol.

7 – “Muži v offsidu” (1931) du Tchèque Svatopluk Innemann (1931) est une comédie qui nous entraine dans le Prague des années 1930 où deux hommes se lient d’amité dans un stade de football bien que supporters d’équipes rivales. On y voit des extraits du derby Sparta-Slavia et quelques matches du FK Viktoria Žižkov.

8 – “Régi idök focija” (1973) du hongrois Pal Sandor (“Football of the Good Old Days” en anglais, inexistant en VF) est un film burlesque qui se déroule dans le Budapest des années 1920 où un teinturier rêve de voir son équipe jouer en première division.

Chabat Didier

9 – “Didier” (1997) de Alain Chabat. Un an après son compère Farrugia (“Delphine-Yvan 1-0”), le Nul Alain Chabat réalise son premier film solo lui aussi basé sur le foot. Un chien devient homme et n’en garde pas moins d’excellents réflexes. De quoi en faire un bon gardien de but.

Tom Foot / Fimpen

10 – “Tom Foot” (1974) du suédois Bo Widerberg. Un gamin de douze ans est si doué pour le football qu’il joue en équipe nationale et dispute la finale de la Coupe du monde. Puis comme il faut une morale, il quittera le football pour retourner à l’école.

Guy Marchand & Jean Carmet

11 – “Trois morts à zéro” (1983) de Jacques Renard. Un téléfilm en deux épisodes diffusés sur la chaîne française Antenne 2. Il a pour cadre Mulhouse et son équipe de football, entraînée par Guy Marchand. Un soir, la vedette du club est assassinée en plein match. L’inspecteur Jean Carmet mène l’enquête, aux cotés de Thierry Roland, qui joue le rôle de Thierry Roland, mais en plus soft.

Les autres films chroniqués sur notre site

Harry the footballeur” (1911) de Lewin Fitzhamon est considéré comme la première oeuvre cinématographique de fiction consacrée au ballon rond. Ce court métrage muet de huit minutes met en scène l’enlèvement d’un joueur de foot (interprété par Hay Plum) séquestré afin qu’il ne puisse pas participer à un match important.

Les Rois du Sport” (1937) de Pierre Colombier. Fernandel réalise des prouesses comme gardien de but aux cotés de Raimu et Jules Berry. La séquence foot, en début de film, est réalisée, d’après le générique, avec les joueurs de l’Olympique de Marseille, alors tout frais champions de France. Véritable roi du sport, Fernandel se transformera au fil du scénario en coureur automobile et en boxeur.

The Arsenal Stadium mystery” (1939) de Thorold Dickinson. “Le mystère de Highbury” en français est un polar où un inspecteur de Scotland Yards mène l’enquête de l’assassinat d’un joueur d’Arsenal pendant un match. Les scènes de jeu ont été tournées à Highbury le 6 mai 1939 lors du match Arsenal-Brentford (2-0), qui clôturait le championnat 1938-39.

Les héros du dimanche” (1953) de l’Italien Mario Cameneri. “Gli Eroi della Dominica” en VO, une histoire de corruption dans la Calcio avec comme premier rôle un certain Raf Vallone, un ancien joueur professionnel du Torino reconverti dans le cinéma. A ses côtés joue le jeune Marcello Mastroianni. Face à eux, la grande équipe du Milan AC et son fameux trio suédois Gre-No-Li (Gunnar Gren, Glen Nordhal et Nils Liedholm).

Le Triporteur” (1957) de Jack Pinoteau. Le film qui révèle les talents de Darry Cowl dans le rôle d’un boulanger qui part dans le midi avec son triporteur encourager son équipe de foot. Avec également Pierre Mondy, Roger Carel et Jean-Claude Brialy.

Deux mi-temps en enfer” (1961) du hongrois Zoltan Fabri. Durant la seconde guerre mondiale, des prisonniers hongrois sont invités à disputer un match contre les soldats de la Wehrmarcht.

L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty” (1971) de Wim Wenders. A l’approche de la Coupe du monde 1974, Wim Wenders s’inspire du célèbre roman de Peter Handke où un gardien de but erre après avoir commis un assassinat.

Fußball wie noch nie” (1971) de Hellmuth Costard braque durant tout un match huit caméras sur George Best. Une belle idée qui sera reprise trente-cinq ans plus tard avec Zinedine Zidane.

Le passager” (1974) de l’Iranien Abbas Kiarostami. Un jeune fan de football, préfère suivre les exploits de ses équipes favorites plutôt que d’aller à l’école. Une passion qui le conduira à braver les règles et les lois de son pays, très conservateur, pour assister à un match.

A mort l’arbitre” (1984) de Jean-Pierre Mocky. L’expert en connerie humaine ne pouvait passer à coté du phénomène football. Il signe un film curieux où un supporter en colère (Michel Serrault) chasse un arbitre (Eddy Mitchell) qui a accordé un penalty contre son équipe. Avant même le drame du Heysel, Mocky inaugure un genre nouveau, celui des films sur les supporters et leur violence.

Sport Goofy in Soccermania” (1987) de Matthew O’Callaghan et Darrell Van Citters est un dessin animé de Walt Disney pour la télévision, où l’on retrouve Dingo, Picsou, les Castors Juniors et les frères Rapetou autour d’un match de football.

My name is Joe” (1998) de Ken Loach. Un chômeur alcoolique retrouve gout à la vie en montant une équipe de foot dans son quartier.

(There is only one) Jimmy Grimble” (2000) de John Hay. Un gamin supporter de Manchester City est malmené par ses copains plutôt fans de United. C’est la galère jusqu’au jour où il rencontre une vieille dame qui lui donne une paire de chaussures qui a appartenu à une légende de City.

Mike Basset, England manager” (2001) de Steve Barron. L’équipe d’Angleterre est dirigée par un sélectionneur un peu bourrin qui conduit une bande de bras cassés en Coupe du monde. La comédie a obtenu un tel succès que depuis, lorsqu’un sélectionneur anglais n’obtient pas de résultats, il est surnommé Mike Bassett.

Bend it like Beckham” (2002) de Gurinder Chadha avec Parminder Nagra. Une petite Indienne de Londres, dont la famille est assez à cheval sur les traditions, se pique de foot féminin et du bel entraîneur de l’équipe. Une agréable comédie à l’Anglaise sur le thème de l’intégration, tant des Indiens dans la société anglaise que des femmes dans le football.

Mean machine” (2002) de Barry Skolnick. Un film d’action conçu pour Vinnie Jones, l’ex-footballeur devenu acteur de films d’action, aux cotés de Vas Blackwood, Jason Statham et Sally Phillips. Le film est un remake du “Plein la Gueule” de Robert Aldrich (1974). Un ancien joueur de football, devenu prisonnier, participe à un match entre gardiens et prisonniers. En France, le film s’appelle bêtement “Carton rouge“.

Trois zéros” (2002) de Fabien Onteniente. Une satire du monde du foot-business à la française, qui brille surtout par de multiples clins d’oeils à l’ambiance post-1998 du football français. Aux cotés de Lorant Deutsch, Gérard Darmon et Gérard Lanvin, on aperçoit Rolland Courbis, Jean-Pierre Papin et l’équipe du Paris Saint-Germain de l’époque.

Shaolin soccer” (2002) de Stephen Chow. Un film hongkongais où le foot se mêle avec le kung fu. Une grande réussite malgré un pitch inquiétant.

Le miracle de Berne” (2004) de Sönke Wortman. Ce film revient sur la première victoire de l’Allemagne en Coupe du monde, celle de 1954 où elle s’impose à Berne face au grand favori hongrois. Un triomphe qui provoqua un énorme enthousiasme dans l’Allemagne meurtrie de l’après Seconde Guerre Mondiale.

Goal, naissance d’un prodige” (2005) est une trilogie hollywoodienne contant la trajectoire d’un jeune Mexicain devenu star du football. Où on ne lésine pas sur les clichés.

Green Street Hooligans” (2005) de l’américain Lexi Alexander (“Hooligans” en VF) nous plonge dans l’univers violent des hooligans britanniques.

The Damned United” (2006) de Tom Hooper revient sur l’un des épisodes les plus savoureux de l’histoire du foot anglais des années 1970 : le bref passage de l’entraîneur Brian Clough à la tête du grand Leeds United. Avec Michael Sheen dans le rôle du coach anglais.

Maradona by Kusturica” (2008) comme son nom l’indique, est un film d’Emir Kusturica sur Diego Armando Maradona. Un documentaire un peu baroque et finalement assez décevant.

Looking for Eric” (2009) de Ken Loach. Eric Cantona y joue son propre rôle, où il aide un fan à reconstruire sa vie. Un film présenté au festival de Cannes où Cantona fait l’évènement, après Zidane en 2006 et Maradona en 2008.

Les seigneurs” (2012) de Olivier Dahan. Une poignée d’anciens footballeurs, potant les traits de José Garcia, Gad Elmaleh, Omar Sy, Franck Dubosc, Joeystarr et Ramzy Bedia, viennent faire revivre le foot dans un village perdu de Bretagne.

Je suis supporter du Standard‘ (2012) de Riton Liebman donne une version liégeoise de Fever Pitch, ou le drame quotidien des hommes trop attachés à leur club de foot préféré.

La Dream Team” (2016) de Thomas Sorriaux est une comédie racontant les péripéties d’un grand footballeur qu’une blessure malvenue contraint au repos forcé. Il retourne alors au village de son enfance pour prendre en charge une équipe de jeunes.

Comme des garçons” (2018) de Julien Hallard. Un film inspiré par l’histoire réelle des filles de Reims, une équipe de jeunes femmes montée comme attraction et qui finalement relancera le football féminin en France.

D’autres films qui ont fait l’histoire du foot au cinéma

“The cat’s cup final” (1912) de Arthur Melbourne Cooper est un film d’animation de six minutes où des chats jouent au football.

“The cup final mystery” (1914) de Maurice Elvey. Un film de 43 minutes qui intègre notamment les scènes d’un match réel disputé au stade de Crystal Palace, à Londres.

“A footballer’s honour” (1914) de Lewin Fitzhamon, lequel a repris la trame de “Harry the Footballeur” qu’il a étalé sur une plus longue durée.

“The Rival Captains” (1916) de Ethyle Batley est le premier film de l’histoire du cinéma britannique dont la réalisation est confiée à une femme. Celle-ci tourne une histoire de footballeur kidnappé, un thème décidément très récurrent.

“The Ball of Fortune” (1926) de Hugh Croise, inspiré du roman de Sydney Horler. C’est le premier film qui confie un rôle à un authetnique ancien footballeur, le Gallois Billy Meredith.

“The Great Game” (1930) de Jack Raymond. L’épopée d’un petit club qui en dépit de nombreuses difficultés parvient à remporter la Coupe d’Angleterre. Le film diffuse notamment des extraits d’Arsenal-Hudderfield, la finale de la FA Cup 1930. On assiste à d’autres scène de foot, fictives mais jouées par des footballeurs professionnels. Maurice Elvey réalisera un remake en 1952.

“Up For The Cup” (1931) est le deuxième film que Jack Raymond consacre au football. La finale de la FA Cup 1930 lui sert à nouveau de trame puisque son héros se fait voler son argent durant le match à Wembley. Un remake sera réalisé en 1950 par Jack Raymond lui-même.

“The Lucky Number” (1935) de Anthony Asquith.

“Le champion de ces dames” (1935) du belge René Jayet.

“Oh, Mr Porter !” (1937) de Marcel Varnel.

“Easy Money” (1948) de Bernard Knowles.

“Cup-tie Honeymoon” (1948) de John E. Blakeley.

“Les dieux du dimanche” (1948) de René Lucot. Un jeune footballeur pro voit sa prometteuse carrière brisée par une blessure de guerre.

“The Card” (1952) de Ronald Neame.

“The Love Match” (1954) de David Paltenghi.

“Up in the World” (1956) de John Paddy Carstairs.

“Un dimanche romain” (1953) de l’Italien Anton Giulio Majano. “La Domenica della buona gente” se passe autour d’un match Roma-Napoli où s’entrecroisent trois histoires : un couple qui n’arrête pas de s’engueuler, une jeune femme qui cherche son amant et un entraineur dont la suite de sa carrière dépend du résultat de la rencontre.

“On the Beat” (1962) de Robert Asher.

“The Saturday Men” (1962) de John Fletcher.

“Rattle of a Simple Man” (1964) de Muriel Box.

“Cup Fever” (1965) de David Brackwell. De jeunes joueurs du club de Barton United veulent remporter le championnat local en dépit d’un conseiller municipal leur met des bâtons dans les roues. On y voit notamment Matt Busby, coach du grand Manchester United.

“Charlie Bubbles” (1967) de Albert Finney.

“Goal ! Goal ! Another Goal !” (1968). Film soviétique.

“Kes” (1969) de Ken Loach est marqué par une partie de football entre gamins dirigée par un arbitre vétéran pour le moins autoritaire, qui prend part au jeu et tire lui-même les penalties, quitte à les faire retirer quand il les manque.

“Bloomfield” (1971) de Richard Harris.

“Libero” (1973) de Wigbert Wicker est un film allemand à la gloire de Franz Beckenbauer qui joue son propre rôle.

Le Führer en folie” (1974) de Frédéric Clair est un nanar où un match de foot est censé régler la fin de la Second Guerre Mondiale. Avec Henri Tisot, Michel Galabru, Patrick Topaloff et bien d’autres.

“Les hommes de la Compagnie C” (1978) de l’américain Sidney J.Furie. Cinq jeunes marines, de leur camp d’entraînement au Vietnam, veulent être tenus à l’écart des combats. Ils se mettent en tête de défier l’équipe de football rivale dans l’espoir d’effectuer ensuite des exhibitions derrière les lignes ennemies.

“Les Orphelins de Manny” (1978) de Sean S.Cunningham est un film américain (“Kick” en V.O.) avec Arlon Acuna, Michael Brown et Xavier Rodrigo. Un entraîneur de soccer est renvoyé de son collège et se retrouve à entraîner l’équipe d’un orphelinat.

“Yesterday’ hero” (1979) de Neil Leifer est inspiré de la vie tumultueuse de l’attaquant nord-irlandais du Manchester United de la fin des années soixante, George Best. Avec Ian McShane, Adam Faith et Paul Nicholas.

“Allez Brésil” (1981) du Brésilien Roberto Farias. Un homme se met à la recherche de son frère disparu sur fond de festivités de la victoire en Coupe du monde 1970. L’homme découvrira l’existence d’une résistance armée à la dictature militaire.

“La gran quiniela” (1981) de l’Espagnol Joaquim Coll Espona. Une jeune femme devient soudainement riche après avoir parié sur une rencontre de football.

“Longshots” (1981) de l’Américain E.W.Swackhamer. Deux jeunes joueurs de football souhaitent devenir professionnels. Ils mettent en place un plan pour financer leur voyage en Europe.

“A manor miracle” (1981) de Raoul Thomas. Le roi Pelé apparaît de nouveau dans les salles obscures aux cotés de Robert Barron, Chris Bringard et John Huston. Des orphelins cherchent une solution pour éviter de voir leur établissement fermer. Ils s’en sortiront grâce au foot.

“Gregory’s Girl” (1982) du Britannique Bill Forsyth a remporté le BAFTA du meilleur scénario pour une comédie où un étudiant quelque peu maladroit tombe amoureux du premier membre féminin de l’équipe de football du collège.

Paulo Roberto Cotechiño, centravanti di sfondamento” (1983) est un nanar italien de Nando Cicero avec Alvaro Vitali et Carmen Russo. Les cocasses tribulations d’un footballeur brésilien venu jouer au Napoli.

“L’allenatore nel pallone” (1984) de l’Italien Sergio Martino. L’entraîneur d’une équipe en difficulté, intègre deux joueurs brésiliens pour l’emmener vers la victoire. Avec notamment le grand Zico.

“Hotshots” ou “Football kid” (1987) de Rick King. Où l’on retrouve le roi Pelé, dans une histoire où un jeune américain veut devenir footballeur professionnel et demande l’aide de Pelé. Celui-ci retiré des affaires n’a d’abord pas trop envie mais ensuite il accepte.

“Le Jeu viril” (1988) du tchèque Jan Švankmajer.

“Rendez-vous à Liverpool” (1988) de l’Italien Marco Tullio Giordana. Trois ans après le drame du Heysel, un polar transposé sur la tragédie rouvre la cicatrice.

“The firm” (1989) de l’Anglais Alan Clarke. La rivalité entre deux groupes de supporters aboutit à un crime. La violence des supporters, plus que le football en lui même, inspire désormais de nombreux cinéastes.

“Ultra” (1989) de l’Italien Ricky Tognazzi. Un film de fiction basé sur la rivalité haineuse entre tifosis de la Juve et de la Roma.

“Struck The Lightning” (1990) de l’australien Jerzy Domaradski.

“Cup Final” (1991) de l’Israélien Eran Riklis. Un soldat israélien est capturé par un groupe de combattants palestiniens en 1982, pendant la Coupe du monde espagnole. Le prisonnier et ses ravisseurs partageront leur passion du football et de l’équipe d’Italie.

“Et la vie continue” (1991) de l’Iranien Abbas Kiarostami. Dix-huit ans après “Le Passager“, Kiarostami revient au football. Les survivants du séisme de 1990 tentent de reprendre une vie normale, et certains d’entre eux s’acharnent à bricoler une antenne de télévision pour pouvoir suivre la Coupe du monde.

“Lady Bugs” (1992) de l’Américain Sidney J.Furie. Une jeune fille, pour se faire valoir aux yeux de son patron, monte une équipe de foot féminine avec les filles de la boite. “Aucun intéret” précise la jaquette. C’est dire…

“This boy’s story” (1992). Le talentueux George Best refait surface dans les mémoires collectives dans un film où deux frangins font tout pour rencontrer leur idole.

“Nordkurve” (1993) de l’Allemand Adolf Winckelmann.

“Hartley” (1993), de l’Australien Mickael Jenkins. Une enseignante, fiancée à un avocat, tombe amoureuse d’un de ses élèves. Lequel ne rêve que de devenir footballeur.

“Le Ballon d’Or” (1993) du Malien Cheik Doukoure. Salif Keita, ancien avant-centre de Saint-Etienne et Marseille au début des années soixante-dix, a apporté sa contribution à ce conte de football dans le monde africain.

“Cross my heart and hope to die” (1994) du Norvégien Marius Holst. Un film sur les difficultés de l’enfance et les problèmes sociaux dans le Oslo des années soixante. Ce film a remporté un prix au Festival de Berlin en 1995.

“ID” (1995) du Britannique Philip Davis.

“Go now” (1995) de l’Anglais Michael Winterbottom. Un footballeur et son amie sont bouleversé par le diagnostic d’une maladie incurable.

“Jimmy” de l’Américaine Maria Giese (1995). Un type doué pour le foot, mais qui n’y croit qu’à moitié, parvient à intégrer le club de Sheffield United. Un film particulièrement mauvais, bourrés de clichés sur Sheffield et l’Angleterre (les pubs, les briques rouges, la mine…) et au scénario incroyablement prévisible.

“The big green” (1995) de l’Américain Holly Goldberg Sloan. Une production familiale de Walt Disney tournant autour d’une équipe de gamins qui découvrir le soccer grâce à un professeur étranger et un ancien champion local.

“The Final Goal” (1995) de Jon Cassar. Une organisation criminelle tente de corrompre un joueur de football qui doit participer à la Coupe du monde.

“The Van” (1995) de Stephen Frears. Deux chômeurs de la banlieue de Dublin décident de se mettre à leur compte en montant une baraque à frite. Les exploits de l’équipe d’Irlande lors de la Coupe du monde 1990 font décoller leur affaire.

“Al centro dell’area di rigore” (1996) film franco-italo-suisse de Bruno Garbuglia et Roberto Ivan Orano.

“Delphine 1 – Yvan 0” (1996) de Dominique Farrugia. Thierry Roland et Jean-Michel Larqué, dans leur propre rôle, commentent la vie d’un couple.

“Foot amour toujours” (1996) du Britanique Nick Hurran. Un type projette de faire sa demande en mariage avec le tableau d’affichage du stade. Comme c’est mignon.

“Drame au stade” (1996) de Charles McDougall. “Hillsborough” en VO est basé sur le drame du stade de Sheffield en avril 1989, où quatre-vingt-quinze personnes trouvèrent la mort dans une dramatique bousculade.

“Hooligans” (1996) de Philip Davis. De jeunes policiers tentent d’infiltrer une bande de hooligans afin d’en identifier les leaders. Mais la violence contagieuse entraîne les policiers dans une spirale vouée à l’échec.

Fever Pitch” (1997) de David Evans. Le film inspiré du roman de Nick Hornby, où un jeune enseignant ne parvient pas à se débarrasser de sa passion pour le club d’Arsenal. Un film agréable, une B.O. canon et une belle scène basée sur l’extraordinaire final du championnat anglais en 1989.

“Football stories” (1997) du chilien Andres M.Wood. Un film, trois histoires différentes qui ont malgré tout un rapport avec le ballon rond.

“Piège à haute vitesse” (1997) des Allemands Raoul W.Heimrich et Hermann Joha. Deux policiers prennent en chasse un gang de braqueurs de banque composé d’anciennes gloires du football et de spécialistes du parapente.

“Coup de stade” (1998) du Colombien de Sergio Cabrera. En août 93, alors que la Colombie doit disputer un match décisif pour sa qualification à la Coupe du monde, un groupe de guerilleros s’apprête à frapper un grand coup en prenant d’assaut un campement de recherche protégé par la police militaire. Le combat et le match s’engagent en parallèle.

“Dernière minute” (1998) de l’Italien Pupi Avati. Un entraîneur de football italien doit faire face aux problèmes quotidiens d’un club : joueurs mercenaires, hooligans, un président aux amitiés douteuses.

“Dribbling fate” (1998) du Portugais Fernando Vendrell. Un cinquantenaire regrette d’avoir sacrifié tous ses rêves. Son entourage ainsi que ses voisins ont de la compassion pour celui qui fut gardien de but de l’équipe de football du Cap-Vert.

“Home team, une équipe de champions” (1998) de du Canadien Allan A.Goldstein. Un ancien joueur de football pro condamné à des travaux d’intérêt général doit s’occuper d’un groupe d’orphelins. Pour tenter de les souder, il entreprend d’en faire une équipe de football.

“The Cup” (1998) du Bouthanais Khyentse Norbu. Deux jeunes Tibétains fuient leur pays natal et arrivent dans un monastère exilé. Celui-ci est en ébullition : c’est la Coupe du monde de football, et la fièvre monte parmi les jeunes moines.

“Les Collègues” (1998) de Philippe Dajoux. Un petit club de Marseille est menacé de disparition. Mais il trouve l’occasion d’être sauvé grâce à la Mondialette, un tournoi amateur organisé pendant le Mondial 98. Un film tourné à Marseille, pendant le Mondial 1998 avec Joël Cantona et Patrick Bosso.

“Les footeux” (1998) du Brésilien Ugo Giorgietti. Dans un bar de Sao Paulo, d’anciens professionnels du football se réunissent régulièrement pour évoquer leurs souvenirs.

“Poker de football” (1998) du Polonais Janusz Zaorski. Un arbitre de football fait l’apprentissage des trucages de match avec un ancien footballeur.

“Soccer dog” (1998) de l’Américain Tony Giglio. Un chien, un de plus, s’avère être un excellent joueur de football.

“Best” (1999) de la Britannique Mary McGuckian. Le premier biopic consacré à la vie d’un footballeur, en l’occurrence George Best, joué par John Lynch.

“Gregory’s two girl” (1999) du Britannique Bill Forsyth. La suite du Gregory’s Girl sorti dix huit ans plus tôt. Gregory donc, devenu prof, retourne à son ancienne école où son cœur se déchire entre une collègue et une élève qui joue au football.

“Le ballon sorcier” (1999) du Belge Dany Deprez. Un conte de fée où une jeune fille, dont le père footballeur est parti en Italie, se voit confier un vieux ballon aux vertus magiques. Parmi lesquelles celle de repousser les ignobles promoteurs immobiliers qui veulent acquérir un parc.

“The Match” ou “The beautiful game” (1999) du Britannique Mike Davis. Dans le village d’Inverdoune, en Ecosse, il est prévu que l’équipe qui remporte le centième match annuel entre les deux pubs du coin, gagne l’établissement du vaincu. Un film où on aperçoit brièvement Alan Shearer, l’avant-centre du Newcastle des années quatre-vingt-dix (et aussi Samantha Fox.

“L’ultimo mundial” (1999) de l’Italienne Antonella Ponziani. Durant un match de football, un joueur a son attention attirée par une jeune femme se trouvant dans le public. A noter la présence de plusieurs joueurs italiens parmi lesquels Bruno Conti et Luigi Di Biagio.

“Mondialito” (1999) du Français Nicolas Wadimoff. Un pompiste accompagne un jeune fugueur à Marseille pour voir un match de la Coupe du monde. Ils se lient d’amitié et rencontrent des personnages pittoresques.

“Switching goals” (1999) de l’Américain David Steinberg. Deux soeurs jumelles vont échanger leurs identités pour aider leur père à remporter le championnat de football.

“Un dérangement considérable” (1999) du Français Bernard Stora. Un jeune espoir du FC Nantes partage son temps entre l’usine où il bosse et le stade où il s’entraîne. Tout roule jusqu’à ce qu’il rencontre Fabienne, de 20 ans son aînée. Jalil Lespert porte-t-il aussi bien le maillot du FC Nantes que Patrick Dewaere celui d’Auxerre ?

“6-3” (1999) du Peter Timar. Un Hongrois contemporain est brutalement ramené en 1953, à l’époque où l’équipe de Hongrie défia l’Angleterre à Wembley. Connaissant le score, il en profite pour faire des paris.

“Air Bud 3” (2000) de l’Américain Bill Bannerman. Après le basket et le football américain, Josh et son chien Buddy se mettent au football. Encore des chiens footballeurs, en somme.

“Deuxième vie” (2000) de et avec Patrick Braoudé. Suite à un accident de voiture, un homme est projeté seize ans dans le futur. L’accident a eu lieu le jour du fameux France-Allemagne de 1982 et le voilà qu’il se retrouve le jour de la victoire de la France en 1998.

“En route pour la gloire” (2000) de Michael Corrente. En Ecosse, l’équipe de football d’un petit village de pêcheur réussit des miracles dans la Coupe d’Ecosse. On retrouve Michael Keaton en footballeur aux cotés de l’ancien pro Ally McCoist et de Sir Alex Ferguson.

“Fußball ist unser Leben” (2000) de l’allemand Tomy Wigand (“Le Football est notre vie” en français, “Football rules OK” en anglais). Une satire sur l’univers des fans de football, qui deviennent de plus en plus extrêmes dans leurs actions. Le football en prend un peu pour son grade.

“Le rêve islandais” (2000) de l’Islandais Robert Douglas. La vie tumultueuse d’un homme d’affaires qui est obsédé par les tribulations de son équipe de football favorite.

“Newcastle boys” (2000) du Britannique Mark Herman. Deux adolescents sont prêts à tout pour trouver l’argent qui leur permettra d’acheter l’abonnement annuel aux matchs de l’équipe de football de Newcastle. Avec la participation de Alan Shearer.

“La surface de réparation” (2001) de Bernard Fabre. L’histoire d’un entraîneur de football yougoslave qui officie en France pendant la guerre du Kosovo. L’entraîneur est interprété par Raymond Domenech.

“Mad about mambo” (2001) de John Forte. Un jeune joueur de foot d’une école catholique de Belfast décide de suivre des cours de samba et de mambo pour améliorer son jeu de jambe. Quand le football rencontre la danse.

“The Shamrocks” (2001) de Leslie McCleave. Un film américain qui suit la vie d’une équipe de football féminine du Queens qui doit faire avec les sollicitations commerciales dont font l’objet certaines joueuses, est en préparation, et que le Studio New Line vient d’annoncer qu’il préparait une comédie dans laquelle une femme, qui a remporté la Coupe du monde, est engagé par une équipe professionnelle masculine.

“The One and the only” (2002). La femme d’un célèbre joueur de football italien qui joue à Newcastle tombe amoureuse d’un jeune anglais. Une sorte de “Coup de Foudre à Nothing Hill” transposé dans le monde du foot.

“Football Factory” (2002) de Nick Lowe est une adaptation du roman éponyme de John King, une terrible plongée dans l’univers des hooligans londoniens.

“Días de fútbol” (2003) de l’espagnol David Serrano.

“Manchester United” (2003) est une comédie norvégienne signée Magnus Martens sur les aléas d’un couple dont monsieur, fans de Bryan Robson et Manchester United, regrette d’avoir manqué sa carrière de footballeur professionnel.

“Azul y blanco” (2005) est un film chilien où Ivan Zamorano joue son propre rôle et sert de médiateur entre les fractions de supporters les plus violentes du pays, Universidad Catolica et Colo Colo.

“Mensonges et trahisons (et plus si affinités)” (2005) de Laurent Torard. Edouard Baer campe le rôle d’un écrivain chargé d’écrire la biographie d’un footballeur.

“The Game of Their Lives” (2005) de l’américain de David Anspaugh est un film qui retrace la victoire historique de l’équipe nationale américaine sur l’Angleterre en 1950 (Rien à voir avec “Le Match de leur vie” de Nick Bonner et Daniel Gordon, un reportage sur la victoire historique des Nord-Coréens contre l’Italie en 1966).

“Kicking & Screaming” (2005) de l’américain de Jess Dylan.

“Beur Blanc Rouge” (2006) de Mahmoud Zemmouri. Retour avec humour sur le match France-Algérie d’octobre 2001, qui fut arrêté suite à l’envahissement de la pelouse par les supporters algériens. Une belle manière de dédramatiser un événement pour lequel on accorda trop d’importance.

“Esprit d’équipe” (2006) de Robert I. Douglas est un film islandais (“Strákarnir okkar” en V.O.) où un joueur est exclu de son équipe après qu’il ait annoncé son homosexualité.

“Offside” (2006) de Jafar Panahi. Une jeune iranienne souhaite assister à un match de football. Mais la loi iranienne interdit aux femmes les spectacles réservés aux hommes.

“Gracie” (2007) de Davis Guggenheim. Une jeune fille tente d’intégrer une équipe de garçons dans laquelle évoluait son frère décédé.

“Africa United” (2010) de Debs Paterson. Des jeunes passionnés de foot du Rwanda décident de se rendre à Johannesbourg pour la Coupe du monde 2010.

“Comme un lion” (2013) de Samuel Collardey. Un jeune africain abusé par un agent véreux erre en région parisienne, puis dans le Doubs où l’entraîneur d’un petit club découvrira ses talents de footballeurs.

“Les Rayures du zèbre” (2014), film franco-belge de Benoît Mariage. Un chasseur de talents, joué par Benoit Poelvoorde, découvre un futur grand joueur en Cote d’Ivoire et souhaite le ramener en Belgique.

“Goal of the dead” (2014) de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud, où le foot confronté à l’univers des zombies. A l’occasion d’une rencontre entre deux clubs rivaux, un joueur trop chargé se transforme en effet en mort-vivant.

United Passion” (2014) de Frédéric Auburtin est un film de commande de la FIFA sensé raconter Jules Rimet (joué par Gérard Depardieu) mais qui tourne à la célébration de Sepp Blatter, président très contesté de la FIFA d’alors. L’un des plus grands bides de l’histoire du cinéma.

“Le crocodile du Botswanga” (2014) de Lionel Stekete et Fabrice Eboué. Un agent de joueur se rend dans le pays d’origine d’un de ses joueurs où il se retrouve confronté au dictateur local. Où il est plus question de crocodiles que de ballon rond.

“L’arbitro” (2014) de Paolo Zucca. Régulièrement battue par sa rivale, une équipe sarde parvient à retourner la tendance grâce à un jeune attaquant revenu au pays.

“Messi” (2014) d’Alex de la Iglesia est un biopic sur le footballeur argentin Lionel Messi qui mélange scène de fiction, interviews et images d’archives.

“Ronaldo” (2015) d’Anthony Wonke est un biopic sur le footballeur portugais Cristiano Ronaldo qui mélange scène de fiction, interviews et images d’archives. Le joueur lui-même se prête au jeu en interprétant son propre rôle.

“Keeper” (2015) de Guillaume Senez. Un amour adolescent. Lui rêve de devenir footballeur professionnel. Elle tombe enceinte prématurément.

“Pelé, naissance d’une légende” (2016) de Michael et Jeff Zimbalist est un biopic sur Pelé. Avec Leonardo Lima Carvalho, Kevin de Paula, Vincent D’Onofrio. Et une apparition du roi Pelé en personne.

“Cro Man” (2018) de Nick Park est un film d’aniamtion où les hommes de la préhistoire inventent, entre autres, le football.

“Monsieur Je-sais-tout” (2018) de Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie est un film adapté du roman “La surface de réparation” d’Alain Gillot : Un entraîneur de football est chargé de s’occuper de son neveu autiste.

“Diego Maradona” (2019) d’Asif Kapadia est un nouveau documentaire sur la vie de Diego Maradona, plus proche de l’esprit de Jean-Christophe Rosé que d’Emir Kusturica.

“Une belle équipe” (2020) de Mohamed Hamidi est une comédie où suite à la suspension de ses joueurs, un club monte une équipe exclusivement composée de femmes pour finir le championnat.

“Le défi du champion” (2020) de Leonardo D’Agostini. Un footballeur de l’AS Roma aussi brillant qu’indiscipliné, est sommé par son club de passer son bac. Le film a pour décor les installations du club romain, mais les scènes de foot sont jouées par les joueurs de l’AC Pise.

“Il Divin Codino” (2021) de Letizia Lamartire avec Andrea Arcangeli est un biopic consacré à Roberto Baggio.

Quelques minutes de foot en plus

(les extraits de grands films où il est plus ou moins question de football)

Dans “Du haut en bas” (1933) de Georg Wilhelm Pabst, Jean Gabin joue le rôle d’un footballeur de renom. On ne le voit malheureusement à l’oeuvre que lors d’un court match de rue avec des gamins… qui le flanquent par terre.

Dans “Le petit monde de Don Camillo” (1951) de Jean Divivier (inspiré du roman de Giovannino Guareschi) se dispute un match de foot plutôt rude entre les enfants du patronage du curé Don Camillo et les pionniers rouges du maire Peppone. Dans le remake de Terence Hill (1984), la scène du foot est reproduite où sont invités trois joueurs professionnels de l’AS Roma : Roberto Boninsegna, Roberto Pruzzo et Carlo Ancelotti.

Dans “Une femme est une femme” (1964) de Jean-Luc Godard, on entend le commentaire radio d’un match du Real Madrid…

Dans “Deep End” (1970) de Jerzy Skolimowski, une scène torride voit l’actrice Diana Dors s’en prendre sexuellement à un jeune soignant en lui parlant de football, et notamment des six buts qu’inscrivit George Best contre Northampton, le récit de chaque but la conduisant à l’orgasme.

Dans “Au nom du peuple italien” (1971) de Dino Risi, un juge interprété par Ugo Tognazzi se trouve nez à nez avec son ennemi campé par Vittorio Gassman, dans une foule en liesse qui fête la victoire de la Squadra Azzurra face à l’Angleterre lors de la Coupe du monde 1970 (un match qui dans la réalité n’a jamais eu lieu).

L’apprentie sorcière” (1971) de Robert Stevenson se termine par un match de foot délirant entre animaux de la jungle. Un classique de chez Walt Disney.

Vincent, Francois, Paul et les autres” (1974) de Claude Sautet, un classique du cinéma français, débute par une partie de foot en famille avec Yves Montand, Serge Reggiani, Michel Piccoli et le jeune Gérard Depardieu.

Dans “Pain et chocolat” (1974) de Franco Brusati, Nino Manfredi joue un italien qui se retrouve dans un bar qui diffuse un match de la Squadra dans une ambiance hostile envers l’Italie. Le héros se fait passer pour un allemand, mais craque lorsque l’Italie marque un but.

Dans “La gifle” (1974) de Claude Pinoteau, Francis Perrin est le gardien de but d’une équipe dont le libéro (Lino Ventura) est le père de sa fiancée (Isabelle Adjani). Ce qui le conduit à multiplier les gaffes.

Dans “Numéro deux” (1975) de Jean-Luc Godard, un petit garçon regarde à la télévision la percée victorieuse de Cruyff à la première minute de la finale de la Coupe du monde 1974 contre l’Allemagne.

Dans “Le Corps de mon ennemi” (1976) d’Henri Verneuil, Jean-Paul Belmondo est accusé d’avoir assassiné un footballeur vedette. On le voit notamment flâner dans une tribune du stade Auguste Beaumont-Liégeard, en réalité le flambant neuf Grimonprez-Jooris inauguré un an plus tôt.

Dans “Comme la lune” (1977) de Joël Séria, Jean-Pierre Marielle écoute un match à la radio, couvre un joueur de louanges avant de le traiter de moins que rien lorsqu’il rate un but.

Dans “Ecce Bombo” (1978) de Nanni Moretti, un élève à qui l’on demande la liste des présidents italiens répond en énumerant les joueurs de l’Inter Milan des années1964-1965.

Le Mariage de Maria Braun” (1979) de Rainer Werner Fassbinder est illustré sur le plan sonore de passages radio des grands événements de l’histoire de l’Allemagne. Notamment dans les dernières scènes du film où l’on entend le commentaire de la finale Hongrie-Allemagne de la Coupe du monde 1954.

Dans “Karaté Kid” (1984) de John G. Avildsen, Ralph Macchio (Daniel LaRusso) rencontre une jolie fille et de mauvais garçons au cours d’une partie de foot avec le “Cruel Summer” des Bananarama en fond sonore.

Dans “La messe est finie” (1985) de et avec Nanni Moretti, un magnifique passage tragicomique reprend le thème du prêtre et du foot en Italie dans un esprit certes éloigné de Don Camillo, mais avec un sous-entendu politique similaire.

Dans “Papa est en voyages d’affaires” (1985) d’Emir Kusturica (Palme d’Or à Cannes), le jeune héros écoute à la radio le commentaire du match qui oppose la Yougoslavie à l’URSS lors des Jeux Olympiques d’Helsinski, et qui se termina sur le score de 5-5.

Dans “Le cercle des poètes disparus” (1989) de Peter Weir, le football est partie intégrante de l’enseignement anticonformiste de John Keating (joué par Robin Williams). Une partie de foot se joue sur l’Hymne à la Joie de Beethoven.

Dans “Neuf mois” (1993) de Patrick Braoudé, un couple fait l’amour la télé allumée, laquelle diffuse le match de Coupe d’Europe PSG-Real Madrid de 1993 et le fameux but de Kombouare à la toute dernière minute.

Dans “Petits meurtres entre amis de Danny Boyle (1993), le héros regarde à la télé la rencontre Glasgow Rangers-OM en Champions League 1992.

Dans “Journal intime” (1993), Nanni Moretti se promène dans un terrain vaque et aperçoit un ballon. Après avoir vérifié qu’il était bien seul, il se met à jongler et retrouver de la joie.

Dans “Trainspotting” (1996) de Danny Boyle, un couple fait l’amour devant une vidéo des buts de la Coupe du monde 1978, et atteint l’orgasme au moment où l’Ecossais Gemmill marque contre les Pays Bas…

Dans “Le dîner de cons” (1997) de Jacques Weber, Jacques Villeret et Daniel Prévost se chamaillent au téléphone à propos de l’OM et d’Auxerre.

Dans “Dieu seul me voit” (1997) de Bruno Podalydes, un type qui n’y connait rien au foot se retrouve au milieu d’une bande de fous furieux devant la TV qui suivent la rencontre Celtic Glasgow-Paris Saint Germain d’octobre 1995.

Dans “The Full Monty” (1997) de Peter Cattaneo, les apprentis danseurs ne parviennent pas à se synchroniser, jusqu’à ce que l’un d’eux propose de jouer le hors-jeu comme le back four d’Arsenal. Il suffisait d’y penser.

Dans “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain” (2001) de Jean-Pierre Jeunet, un type regarde un match à la télévision, mais sa télé se dérègle dès qu’un but est inscrit, la jeune Amélie étant perchée sur l’antenne. Aux commentaires, on s’aperçoit qu’il s’agit de la finale de la Coupe de France 1983 opposant le Paris SG au FC Nantes.

Dans “Good bye Lenin !” (2003) de Wolfgang Becker, il est fait allusion aux rencontres de l’équipe de RFA durant la Coupe du monde 1990, remporté par l’équipe allemande alors que le pays est en voie de réunification.

Est-ce que le communisme a existé ? Oui, pendant deux fois quarante-cinq minutes, à Wembley, lorsque la Hongrie a battu l’Angleterre” dit le cinéaste Jean-Luc Godard dans son film “Notre Musique” (2004).

Dans “Espace détente” (2005), le premier film tiré du sitcom TV “Caméra Café”, un match de foot corporatif oppose deux sociétés rivales. La pression est telle que Jean-Claude Convenant pète un peu les plombs.

Dans “Bienvenue chez les ch’tis” (2008) de Dany Boon, une brève séquence voit Kad Merad dans les tribunes du stade Felix-Bollaert chanter “Les Corons” au milieu des supporters du RC Lens. Un passage tourné le soir d’un Lens-Nice en mai 2007.

Dans “Les Tuche” (2010) de Olivier Baroux, une famille au chômage gagne au Loto et s’installe à Monaco. Le chef de famille (Jean-Paul Jouve) devient entraîneur des jeunes de l’AS Monaco.

Dans “Film Socialisme” (2010) de Jean-Luc Godard, on aperçoit des images d’Andrés Iniesta, le milieu de terrain du FC Barcelone lors de la finale de la Ligue des Champions 2009.

Dans “Fonzy” (2013) d’Isabelle Doval, José Garcia joue le rôle d’un livreur, accessoirement footballeur amateur et surtout père biologique de plus de 500 enfants, parmi lesquels le footballeur Marvin Martin.

Dans “Vive la France” (2013) de Mickael Youn et José Garcia, un jeune taboulistanais vole un maillot du Paris Saint-Germain, mais commet l’erreur de le porter en plein Marseille.

Dans “Timbuktu” (2014) d’Abderrahmane Sissako, les habitants d’un village malien joue une partie de football… sans ballon.

Dans “Samba” (2014) d’Éric Toledano et Olivier Nakache, un immigré sénégalais joué par Omar Sy porte le maillot de l’équipe du Sénégal, persuadé qu’il lui porte bonheur.

Dans “Barbecue” (2014) d’Éric Lavaine, il est beaucoup question de l’Olympique Lyonnais, le personnage joué par Florence Foresti s’enquiérant dès les premières minutes du film du résultat du match de la veille.

Mustang” (2015) de la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven fait référence à une fameuse rencontre du championnat de Turquie qui fut jouée en 2011 devant un public entièrement composé de femmes et d’enfants.

Dans “Bienvenue à Marly-Gomont” (2016) de Julien Rambaldi, inspiré de la chanson de Kamini, une famille africaine s’installe dans la France profonde des années 1970 et est confronté au racisme ordinaire des campagnes. Heureusement, le foot permettra de faciliter son intégration.

Dans “Les Tuche 3” (2017) de Olivier Baroux, Jeff Tuche (Jean-Paul Jouve), devenu président de la République préfèrerait regarder un match France-Allemagne plutôt que de participer à un sommet avec la chancelière allemande.

A propos du foot au cinéma