Un gardien tête à claques


EXTRAIT – Quelques minutes de foot en plus avec Francis Perrin, gardien de but gaffeur dans “La Gifle” de Claude Pinoteau (1974)

Imaginez la scène. Vous êtes le gardien de but d’une équipe montée à l’occasion d’un match de fin d’année. Devant vous, le libéro n’est autre que le père de celle que vous aimez. Une belle occasion de faire ami-ami avec celui que vous rêver d’appeler un jour beau-papa. Mais avec Francis Perrin, ça ne se passe pas comme il l’aurait voulu.

La gifle

Francis Perrin, alors acteur de théâtre, joue dans “La Gifle” de Claude Pinoteau (1974) l’un de ses premiers rôles au cinéma. Sa partenaire Isabelle Adjani est à peine plus expérimentée dans ce film, bien qu’elle tienne la vedette aux cotés de l’immense Lino Ventura. On aperçoit d’autres acteurs, comme Nathalie Baye ou Richard Berry, qui font également leurs premières armes dans ce film.

En fait, ce n’est pas vraiment une bonne idée d’aborder le père de la belle en plein match. Le foot, c’est sérieux. Marc Morillon, le personnage de Francis Perrin, s’y risque pourtant, délaissant sa cage pour aller parlementer à vingt bons mètres de sa cage avec monsieur Jean Douélan, campé par Lino Ventura. Un attaquant adverse aperçoit bien vite la cage vide et exécute un lob qui fait mouche (en visionnant l’action au ralenti, on s’aperçoit que le buteur en question est joué par un autre jeune acteur en devenir, André Dussolier).

Tête à claques

Un œil noir s’abat sur le pauvre gardien qui sent que l’affaire du échappe. Et c’est encore pire lorsqu’il dégage maladroitement le ballon. Est-ce lui qui va finalement recevoir la Gifle annoncée dans le titre du film ? Rien d’impossible avec un acteur qui, plus tard, donnera au premier film qu’il réalisera lui-même le titre de “Tête à claques”.

La scène, en tout cas, permet à Francis Perrin d’entrer dans la prestigieuse dynastie des gardiens de but du septième art.

A propos de Francis Perrin, de Lino Ventura et de la Gifle

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