There's only one Jimmy Grimble

Chaussures magiques et lune bleue

FILM – « There’s Only One Jimmy Grimble » de John Hay (2000) oscille entre conte fantastique et film social. Avec du foot et pas mal de musique aussi.

L’histoire de Jimmy Grimble s’inspire probablement de la bande dessinée Billy’s boots, (ou pourquoi pas du Supershoot de Jean Ache). L’idée est de donner à un loser une paire de chaussures magiques qui permettent de devenir subitement un as du football.

City of Manchester

Derrière ce pitch de conte fantastique se révèle un film social dans la grande tradition du cinéma britannique. L’action se passe à Manchester où jusque dans les cours d’école, la rivalité entre fans des clubs rivaux fait rage. Jimmy Grimble, gamin solitaire et timide, est fan de Manchester City, mais il est entouré de supporters de Manchester United, une bande d’abrutis bêtes et méchants, comme il se doit pour faire un bon film.

Certes, le film de John Hay est on ne peut plus prévisible. On suit les aventures du héros, joué par le jeune Lewis McKenzie en faisant comme si on ne devinait pas la fin. Le film a le mérite de nous donner pas mal de scènes de foot dont certaines assez réussies et une bonne dose d’humour typically british.

Stones Roses, Oasis et Happy Mondays

« There’s Only One Jimmy Grimble » reste finalement un de ses films qui est sauvé par sa bande originale : Fatboy Slim, Happy Mondays, The Stone Roses, The Charlatans, Echo & The Bunnymen, Frankie Goes to Hollywood et pas mal d’autres nous accompagnent tout au long du film, sans oublier, bien entendu Oasis, car quand on évoque Manchester City, les frères Gallagher ne sont jamais bien loin. On a également le droit à une version de « Blue Moon« , un standard des années 1930 devenue la chanson du club mancunien.

Sans doute s’agit-il alors simplement d’un film hommage à Manchester, à sa musique et à son club de foot (étant entendu que City est le club des Mancuniens, contrairement à United).

A propos de Jimmy Grimble et de Manchester City