CHANSON – Dix ans après un premier hymne à la lose destiné à l’Euro 2016, La Lucha Libre revient à l’orée du Mondial 2026 pour une nouvelle version de leur titre phare.
Dès qu’approche le parfum d’une grande compétition de football, le groupe La Lucha Libre revient – par la porte ou par la fenêtre, mais il revient, fier de son nouveau morceau composé quelque part dans le Finistère.
And we lose again…
Pour la Coupe du monde de l’oncle Trump, le combo brestois a décidé de recycler le morceau qu’il avait composé en 2016, à l’occasion de l’Euro organisé en France. « We’re all gonna lose » première version (et son fabuleux sous-titre « Va te faire foutre SuperMachinVictor« ) était une sorte de tacle désespéré sur la chanson officielle du tournoi composé par David Guetta. Un morceau visionnaire, puisque la France avait perdu en finale.
Loin de jeter leur création après utilisation, La Lucha Libre recycle une première fois « We’re all gonna lose » en 2019 pour les besoin d’un album compilant tous les morceaux foot composé par le groupe. Et ils sont nombreux : De George Best à Lev Yachine et passant par Bruno Grougi et le malheureux Jean-Pierre Adams, les grands joueurs de l’histoire passent dans la moulinette. Le groupe célèbre aussi son Stade Brestois quand celui-ci remonte en ligue 1 ou joue les trouble-fêtes en Ligue des champions.
A l’approche de la Coupe du monde nord-américaine, le groupe sort une nouvelle version, « We’re All Gonna Lose (Again)« , une sorte de « on va tous crever » en mode footballistique. Le sujet reste le même : on adore le foot, mais le foot nous aime-t-il vraiment, avec son indécent barnum et ses tournois boursouflés loin de l’esprit des terrains amateurs ?
Plougastel Football Club
La sortie du morceau s’accompagne d’un clip. Faute d’avoir pu louer le Stade de France, celui-ci est tourné sur la pelouse (ou ce qu’il en reste) du stade de Plougastel-Daoulas, antre des U11/U13 des Panthères, surnom des joueurs du Plougastel FC. La cage est occupée tantôt par la groupe, tantôt par le seul chanteur lequel, de nationalité anglaise, rappelle que l’Angleterre n’a toujours pas trouvé de successeur à Peter Shilton.
En plus de traverser quelques moment épique de météo 100% finistérienne, le clip rend hommage par quelques incrustations à de grands moments de lose de l’histoire du football, comme le Angleterre-Islande de 2016 ou le France-Sénégal de 2002. Le groupe a même sorti le Guiness Book des records pour exhumer quelque obscur match moyenâgeux de Coupe d’Ecosse au score ahurissant, ou plus proche de nous un Australie-Samoa dont on recompte régulièrement le nombre de buts des fois qu’on en aurait oublié à la première lecture.
Plus que jamais, La Lucha Libre reste le plus grand groupe de rock-français-qui-parle-de-foot. Le reste de sa discographie est également hautement recommandée. Un groupe à suivre.





