BANDE DESSINEE – Dans le 8ème tome de la série de Raymond Reding et François Hugues, paru en 1984, Éric Castel rejoint les rangs du Paris Saint-Germain.
La couverture du huitième album de la série « Éric Castel » a bouleversé nombre de fans du footballeur de papier créé par Raymond Reding. Le héros que l’on croyait attaché à vie au FC Barcelone porte le maillot blanc du Paris Saint-Germain.
Un club en vogue
L’album parait chez Novedi en mars 1984. A ce moment-là, le Paris Saint-Germain est un club en vogue. Il n’a certes encore jamais remporté un titre de champion de France, il découvre tout juste la Coupe d’Europe mais les deux Coupes de France qu’il a remporté en 1982 et 1983 aux termes de deux finales mémorables l’ont rendu éminemment sympathique.
Son président est le très volubile Francis Borelli qui se montre redoutable sur le marché des transferts. Il n’hésite pas à contacter un très grand nombre de joueurs pour n’en recruter finalement que quelques uns. Le PSG est un club riche des subventions de la capitale française et beaucoup de joueurs ambitieux souhaitent en porter les couleurs.

On s’était même amusé à penser que le président parisien contactait tellement de joueurs qu’il s’intéressait même aux footballeurs de bande dessinée. C’est ainsi que le PSG a réussi à faire signer Éric Castel ! Raymond Reding et François Hugues se sont fait plaisir à croquer le président du club parisien. Et très vite on voit le héros porter la tenue blanche Le Coq Sportif estampillée RTL, laquelle a relégué l’historique maillot Hechter au rang de tenue de rechange.

Les auteurs n’ont alors rien trouvé de mieux que de faire jouer Castel et son PSG face à son ancien club, le FC Barcelone. Et comme si cela ne suffisait pas, la rencontre est une finale de la Coupe d’Europe. Si on se rappelle que la première édition de la CEVA avait été remportée par le FC Nantes, on ne sera pas surpris de voir la deuxième remportée par un autre club français. A moins que dans une perversion ultime, les auteurs décident de faire perdre leur héros, une nouvelle fois.

Dans l’album suivant, « Les cinq dernières minutes » publié six mois plus tard, Éric Castel et le PSG sont confrontés à l’Ajax Amsterdam. Sur la couverture de l’album, le héros porte bien le maillot historique, rendant un hommage implicite à celui de son adversaire qui avait inspiré Daniel Hechter.







