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Peugeot, le damier du peloton

Maillot cycliste Peugeot 1967

MAILLOT – Le maillot noir et blanc à damier Peugeot présents dans les courses cycliste pendant plus de vingt-cinq ans reste une tenue iconique.

C’est en 1963 qu’apparait dans les courses cyclistes professionnelles le maillot blanc à damier de l’équipe Peugeot. Depuis un an, le Tour de France ne se court plus par équipes nationales mais par équipe de marques. L’équipe Peugeot-BP-Dunlop dirigée par Gaston Plaud porte un maillot aux couleurs jaune et bleu de la firme Peugeot, elles-mêmes inspirées de la Franche-Comté et reprises par le FC Sochaux. 

Maillot blanc à damier

En 1963, l’équipe Peugeot-BP-Englebert inaugure son fameux maillot blanc à damier. Les couleurs ont été choisies pour des raisons de visibilité, notamment à la télévision. A l’époque, les postes sont encore en noir et blanc et les communicants de Peugeot font le choix d’un contraste maximal pour que les téléspectateurs puissent distinguer leurs coureurs. La légende dit que c’est le directeur sportif Gaston Plaud qui est à l’origine de l’idée. Le damier renforce l’esthétique du maillot et l’identité de marque.

Equipe Peugeot 1975

Avant de construire des voitures, Peugeot fabriquait et commercialisait les vélos depuis 1882. La marque franc-comtoise est donc présente dans les milieux cyclistes depuis la fin du XIXe siècle. Elle équipe de nombreux coureurs indépendants, puis monte sa propre équipe dans le peloton. La marque est donc présente dans le monde cycliste depuis ses débuts, mais c’est son maillot créé en 1963 qui entrera dans l’imaginaire des passionnés. 

Le premier champion à se distinguer avec ce maillot est l’Anglais Tom Simpson, qui remporte Bordeaux-Paris en 1963 puis Milan-San Remo en 1964. Il enchaine avec le Tour de Lombardie 1965 et le championnat du monde sur route la même année. 

La légende de Peugeot

En 1965, Peugeot et BP sont rejoints par la marque Michelin, pour un partenariat qui durera dix ans. C’est l’époque où apparaît le Belge Eddy Merckx, qui remporte alors, en 1966, Milan-San Remo. L’année suivante, il remporte de nouveaux la Primavera, puis , Gand-Wevelgem, la Flèche wallonne et les Championnats du Monde. Il rejoint l’équipe Faema en 1968.

En 1967 et 1968, le Tour de France revient aux équipes nationales. Roger Pingeon, coureur sous contrat avec Peugeot, remporte le maillot Jaune après avoir couru en bleu-blanc-rouge. Quant à Tom Simpson, il décède lors de l’ascension du Mont Ventoux. 

Le maillot Peugeot-BP-Michelin poursuit ses succès avec Roger Pingeon, vainqueur du Tour d’Espagne 1969 et Raymond Delisle, champion de France 1969. Au début des années 1970, l’équipe de renforce avec le Belge Walter Godefroot et le Français Bernard Thévenet. Le staff est rejoint par le docteur François Bellocq puis le directeur sportif Maurice De Muer (1975-1982). C’est sous sa direction que Bernard Thévenet remporte en 1975 son premier Tour de France.

Trois décennies de succès

En 1976, Esso remplace BP et l’équipe devient Peugeot-Esso-Michelin pendant cinq ans. Bernard Thévenet remporte son deuxième Tour de France en 1977 alors que l’équipe se renforce avec Jean-Luc Vandenbroucke, Gilbert Duclos-Lassalle, Hennie Kuiper, Phil Anderson, Stephen Roche… En 1978, la réputation de l’équipe est ternie par des affaires de dopage qui concerne au moins huit coureurs.

En 1982, Shell remplace Esso  et l’équipe devient Peugeot-Shell-Michelin. L’ancien coureur Roger Legeay devient directeur sportif en 1983. En 1986, Michelin se retire et l’équipe Peugeot-Shell-Talbot dispute sa dernière saison avec le célèbre maillot à damier. L’année suivante, l’équipe est investie par la marque Z. Peugeot se retire du cyclisme professionnel à la fin de l’année 1989. 

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