FILM – Le film “Easy to Love” de Charles Walters, sorti en 1953 et distribué en France sous le titre “Désir d’amour”, a contribué à la popularité du ski nautique.
Certaines disciplines sportives doivent beaucoup au cinéma. Un film en particulier leur donne un caractère spectaculaire et suscite alors les vocations. C’est le cas du ski nautique, une discipline technique et exigeante que le film « Easy to love » de Charles Walters a rendu particulièrement glamour.
Le film qui a popularisé le ski nautique
Le ski nautique a été créé en 1922 sur le lac Pépin (Mississipi) par le dénommé Ralph Samuelson. Celui-ci ne dépose pas le brevet de son invention, ce que n’oublie pas de faire Fred Waller, qui fabrique en 1925 les premiers vrais skis destinés à la discipline. En 1940, Jack Andersen fait évoluer le ski, plus petit et plus large, qui permet d’effectuer des figures.
La discipline reste une affaire de passionnés, jusqu’à ce que la Metro Goldwyn Mayer décide de l’utiliser pour un film. L’action se déroule dans un célèbre parc d’attractions floridien, le Cypress Gardens, connu pour ses spectacles aquatiques. Le tournage est confié à Charles Walters et les chorégraphies au célèbre Busby Berkeley.
Le premier rôle est attribué à Esther Williams, la reine du aqua musicals, un genre de film spécifique centré sur la chorégraphie aquatique. Elle donne la réplique à Tony Martins, Van Johnson, et la toute jeune Caroll Baker. Le film est ponctué par un immense ballet de ski nautique. Plusieurs skieurs professionnels sont réunis sur un lac pour y exécuter les figures impressionnantes et coordonnées, notamment en pyramide.
Esther Williams, la sirène d’Hollywood
Cette mise en scène fait entrer le ski nautique au rang de discipline de grand spectacle, comparable aux chorégraphies aquatiques. Esther Williams contribue par sa renommée au succès de ce film. Déjà connue pour ses ballets aquatiques, elle incarne une image glamour de la pratique sportive. Pour “Easy to love”, l’actrice a pris des cours de ski nautique afin de participer à quelques séquences, même si elle a volontiers laissé les figures les plus risquées à des professionnels aguerris.
La Metro Goldwyn Mayer n’a pas lésiné sur les moyens : film en technicolor, casting de vedettes, musique de qualité, chorégraphies spectaculaires et sortie internationale. Alors que le parc d’attractions Cypress Gardens a bénéficié d’une publicité incomparable, le ski nautique est entré dans une nouvelle ère.







