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Auto-moto : comment négocier le virage vert ?

Sport mécaniques moto

ENVIRONNEMENT – Régulièrement montrées du doigt pour leur impact sur l’environnement, les compétitions de sports mécaniques doivent entreprendre une transition écologique. 

Longtemps perçues comme l’incarnation de mécaniques rugissantes et énergivores, les compétitions de sports mécaniques auto et moto sont aujourd’hui confrontées à un défi important : s’adapter aux préoccupations environnementales. Les organisateurs de courses, les constructeurs et les pilotes sont de plus en plus sensibles à la nécessité de réduire l’empreinte carbone des grands prix et autres courses, sans pour autant renoncer à la vitesse et à l’innovation technologique, qui sont la raison d’être des sports mécaniques.

Pression écologique et sports mécaniques

Qu’il s’agisse de Formule 1, des rallye ou des grands prix moto, ces épreuves sont souvent pointées pour leur consommation de carburants fossiles, leurs importantes émissions de CO2 et leur pollution sonore. À l’heure où les réglementations se durcissent, et où l’opinion publique se montre attentive aux questions climatiques, il devient vital pour les compétitions auto et moto d’évoluer vers un modèle plus durable.

Le recyclage des pièces mécaniques est un exemple de démarche vers une discipline plus respectueuse de l’environnement. Le milieu de la moto, qu’il s’agisse de compétition ou de loisir, s’efforce de créer un cercle vertueux, à l’exemple de Surplus Motos, qui propose un grand nombre de pièces reconditionnées.

Autre piste explorée, celle des compétitions opposant des véhicules électriques, comme la MotoE, un championnat du monde créé en 2019 pour confronter des machines équipées de batteries haute performance, qui permettent des vitesses impressionnantes tout en réduisant les émissions de CO2 et le niveau sonore. Ce type de compétition, qui existe aussi en sport automobile, séduit un public curieux et donne aux constructeurs de nouveaux champs d’expérimentation.

Les compétitions traditionnelles quant à elles expérimentent l’utilisation de carburants durables avec des résultats encourageants. Ces biocarburants sont issus de déchets agricoles. D’autres carburants synthétiques sont produits à partir d’énergies renouvelables. Ces alternatives ont le mérite de réduire significativement l’impact des courses sur l’environnement sans bouleverser les habitudes des pilotes.

Carburants durables et compétitifs

En outre, les motoristes s’efforcent d’améliorer le rendement énergétique des moteurs thermiques, en cherchant à limiter les consommations tout en conservant un haut niveau de performances.

Outre l’émission de CO2 et de nuisances sonores, les compétitions de sports mécaniques ont aussi un impact environnemental dans l’organisation des Grand Prix à travers le monde, provoquant les déplacements des équipes (un personnel nombreux et de lourdes structures). Les paddocks tendent à réduire leur consommation énergétique grâce à des installations solaires, des systèmes de récupération d’eau et une gestion optimisée des déchets.

Quant au déplacement des spectateurs, les organisateurs incitent à des plans de mobilité durable, qui vont du covoiturage à la billetterie dématérialisée. Les messages de sensibilisation sont en outre diffusés sur les circuits et dans les médias, certaines initiatives étant portées par les pilotes eux-mêmes.

Avec la prise en compte de leur impact écologique, les sports mécaniques entrent incontestablement dans une nouvelle ère. La performance se mesurera autant à la vitesse de la machine qu’à sa capacité à préserver l’environnement.

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