ILLUSTRATION – En mai 1978, le Journal de Mickey fait appel à Raymond Reding pour illustrer la présentation de l’équipe de France et ses adversaires du premier tour du Mondial argentin.
En 1978, Raymond Reding n’a pas encore créé Eric Castel avec Françoise Hugues, mais sa carrière est déjà bien remplie. Après avoir débuté dans différents titres de presse, le scénariste-dessinateur s’est consacré à la BD sportive à partir de 1957 avec son premier héros, Jari, un jeune joueur de tennis, qui tâte parfois du pied un ballon, publié dans le journal de Tintin.
Madeleines de Proust
Fort de ce succès, Raymond Reding invente quelques années plus tard, en 1963, le footballeur Vincent Larcher, avant-centre de l’AC Milan. Il crée une nouvelle série sportive en 171 avec « Section R », un couple d’anciens athlètes qui enquêtent dans les milieux du sport, notamment le foot dans l’album « L’Anderlechtois« .
Illustrateur reconnu, la presse fait appel à lui pour des couvertures et des posters. C’est le cas du Journal de Mickey qui le temps de quatre numéros, consacre ses pages centrales à la Coupe du monde 1978. La série est consacrée à l’équipe de France et à ses trois adversaires du premier tour : l’Argentine, l’Italie et la Hongrie.
Le premier des quatre dessins est consacré à l’équipe de France et à sa qualification obtenue le 16 novembre 1977 face à la Bulgarie. Le but de la victoire est signé par le peu ressemblant Christian Dalger, qui semble bien avoir été confondu avec son coéquipier de Monaco Jean Petit, même si celui-ci ne participait au match.
Le but de la qualification
Les autres dessins représentent Italie-Finlande d’octobre 1977 où Roberto Bettega inscrit l’un des cinq buts de la Squadra, Grèce-Hongrie d’octobre 1977 où Fazekas marque le but qui qualifie l’équipe magyare, et enfin Argentine-France de juin 1977, un match amical où Michel Platini voit son tir repoussé par Hugo Gatti.
Qu’importe aujourd’hui si notre regard d’adulte trouve les personnages peu ressemblants et les situations pas toujours bien restituées. Ces images restent imprimées dans nos souvenirs comme des madeleines de Proust. Raymond Reding aura en outre l’occasion d’affiner son style et de dessiner habilement les grandes figures du football qu’il fera apparaitre dans ses séries.
Quatre ans plus tard, à l’occasion de la Coupe du monde en Espagne, c’est à un autre illustrateur spécialisé, Robert Bressy, que Le Journal de Mickey demandera d’illustrer l’histoire de l’équipe de France racontée par Thierry Roland.









