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Le sport selon Fernandel

Fernandel Les Rois du Sport

FILM – Dans « Les rois du sport » (1937) de Pierre Colombier, Fernandel s’essaye à de nombreuses disciplines : la course, le football, la boxe, la course automobile… Tous les coups sont permis.

De tous les gardiens de but de l’Olympique de Marseille, Fernandel ne fut sans doute pas le plus grand, mais sans doute le plus sympathique. Dans « Les rois du sport » de Pierre Colombier, tourné en 1937, l’acteur ne réalise pas vraiment de prouesses. Il faut dire qu’à la base, Fernand (le personnage que joue Fernandel) n’est qu’un garçon de café. Un brave type un peu naïf qui se laisse embarquer, avec Raimu et Jules Berry, dans une rocambolesque histoire de paris sportifs.

Fernandel, héros multisport

Le film de Michel Colombier est l’occasion pour l’acteur Fernandel de s’essayer à tous les sports. Il y a d’abord la course de garçons de cafés qui démontre déjà le manque de sportivité du héros, qui n’hésite pas à employer des moyens illicites pour parvenir à ses fins.

Il y a ensuite le match de foot, un savoureux Canebière-Montmartre qui préfigure sans le savoir les OM-PSG d’aujourd’hui. Les images proviennent d’un véritable match de l’Olympique de Marseille au Stade de l’Huveaune. Le générique du film en tout cas indique que ce sont les joueurs de l’OM qui participent au tournage, mais il n’est pas fait mention de cette participation dans les différents sites sur le club olympien. Curieux, car la sortie du film, en 1937, coïncide avec le premier titre de champion de France de l’OM.

Au montage, Pierre Colombier a inséré des images de Fernandel devant la cage. Sans le savoir, ce dernier inaugure une prestigieuse lignée d’acteurs qui ont joué un rôle de gardiens de but au cinéma.

Le gardien de la Canebière

Tout au long du film où l’on croise de célèbres sportifs tels Charles Rigoulot, Jean Borotra, Louis Chiron, ou encore Gino Bartali, le gardien d’occasion va ensuite s’essayer à d’autres sports. Il s’associe à un ami dans un juteux projet d’organisation de spectacles sportifs. Les deux hommes prennent contact avec un authentique boxeur américain, mais celui-ci ne pourra jamais monter sur le ring. C’est bien entendu le personnage de Fernandel qui va s’y coller.

L’intéressé participe entre-temps à une course automobile, la Tasse d’Argent,. Au volant de sa BNC 527 Monza, notre héros emprunte inévitablement des raccourcis pour l’emporter. Quand au match de boxe, le même personnage s’en sortira par un stratagème éhonté. Qu’on se rassure, le film garde une morale et les escrocs finiront sous les verrous.

A propos de Fernandel et de l’Olympique de Marseille

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