Platini Fruité

Platini, c’est plus musclé

PUB – En 1978, pour les besoins d’une boisson fruitée, Michel Platini démontre qu’il n’a pas le tempérament à boire du ra-pla-pla. Un nouveau type de spot apparaît sur la télévision française : la pub avec un footballeur.

Nous entrons à la fin des années 1970 et alors que la France du foot ne jure que par les Verts de Saint-Etienne, un jeune footballeur fait parle de lui au sein de l’AS Nancy-Lorraine. En très peu de temps, Michel Platini a dépassé Dominique Rocheteau en terme de popularité footballistique.

Boire du ra-pla-pla

Le phénomène n’a pas échappé à Alain de Pouzilhac, un homme de la société Havas, que les établissements Evian ont contacté pour initier une campagne de publicité. Il s’agit d’un de leur produit, la boisson Fruité, dont les ventes sont un peu ra-pla-pla.

Passionné de foot, De Pouzilhac parvient à convaincre Michel Platini. Seulement, il faut aussi convaincre Claude Cuny, le patron de l’AS Nancy-Lorraine. Car celui-ci a instauré au sein de son club une charte sur les contrats publicitaires. Les sommes reçues par un joueur doivent être partagées avec tous les joueurs de l’équipe. Ainsi sur les 300.000 francs de la première année du contrat, Michel Platini n’en aurait touché que 15.000. Autre point du contrat, Fruité devient le sponsor-maillot du club lorrain.

Le slogan est rapidement trouvé : « Fruité c’est plus musclé » auquel on ajoute un texte chanté préliminaire : « Il n’a pas le tempérament à boire du ra-pla-pla« .

Platini, ses années nancéennes

Deux spots publicitaire sont tournés par le cinéaste Jacques Monnet. Sur le premier, une image extraite d’un match voit Platini envoyer un coup-franc de lucarne. L’image suivante est issue du tournage à proprement parler où ses coéquipiers se précipitent dessus pour le féliciter, tandis qu’il boit une rasade de Fruité.

L’autre sport voit les joueurs nancéens à l’entrainement dans un gymnase. Platini en maillot jaune envoie une multitude de frappes dans les filets, puis se précipite pour aller boire sa boisson préférée, ou du moins présentée comme telle.

Le tournage nécessite plusieurs prises, non pas que Platini rate ses coup-francs, mais parce que l’ambiance très potache tourne à la farce permanente. Difficile en effet de demander à des gamins nommés Michel Platini, Paco Rubio, Jacky Perdriau et Jean-Michel Moutier de rester sérieux.

Alain de Pouzilhac estime que c’est justement ce coté joyeux et spontané qui a fait la réussite du spot, et qui a permis à la marque Fruité de reprendre ses parts de marché. Aujourd’hui, la marque est étroitement liée à Michel Platini et l’AS Nancy-Lorraine des années 1978-1980.

A propos de Michel Platini et de Fruité