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Gardiens de but du septième art

CINEMA – Lorsque le cinéma met le foot en scène, c’est souvent le gardien de but qui joue les premiers rôles. C’est ainsi que de prestigieux acteurs, tous comiques mais pas toujours volontairement, se sont succédés dans la cage du septième art.

Le gardien de but n’est pas un footballeur comme les autres. Seul dans sa surface de réparation, il ne participe pas à la stratégie offensive de son équipe. Exerçant un art particulier, il reçoit peu de consignes spécifiques de la part de son entraîneur. A chaque match ou presque, le gardien de but peut devenir un héros ou un paria. Cette situation ne manque d’inspirer les scénaristes de cinéma, notamment ceux des comédies. Ainsi le goal a été campé au cinéma une prestigieuse lignée d’acteurs.

Fernandel dans « Les rois du sport » (1937). De tous les gardiens de buts de Marseille, Fernandel ne fut sans doute pas le plus brillant, mais sans doute le plus sympathique. Dans le film de Pierre Colombier, le comédien s’essaye à plusieurs sports aux cotés de Jules Berry et Raimu. En point d’orgue, ce match Canebière-Montmartre prémice des PSG-OM d’aujourd’hui.

Darry Cowl dans « Le Triporteur » (1957). Vingt ans après Fernandel, c’est Darry Cowl qui devient le gardien de but d’un club du sud de la France. Le canaillou n’est d’abord qu’un supporter qui traverse tout le pays en triporteur pour aller voir jouer son équipe favorite et qui se retrouve accidentellement dans les cages. Grâce à son style plutôt bondissant, il sera le grand artisan de la victoire finale.

Francis Perrin (La Gifle)

Francis Perrin dans « La gifle » (1974). Le jeune comédien issu du théâtre joue l’un de ses premiers rôles au cinéma. Il campe le petit ami d’Isabelle (Isabelle Adjani) mais également le gardien de but d’une équipe dont le libéro est le père de sa bien-aimée (Lino Ventura). Mais une succession de maladresses durant un match lui fera perdre beaucoup de crédit aux yeux du futur beau-papa.

Sylvester Stallone dans « Escape to Victory » (1981). Hatch restera à jamais l’indétrônable numéro un des gardiens de but du septième art. Campé par un Sylvester Stallone alors plus connu pour ses talents de boxeur, il est l’intrus d’une magnifique équipe de football composée d’une multitude de vieilles gloires, dont le roi Pelé, qui ne parviendra pas à lui voler la vedette.

Alain Chabat dans « Didier » (1997). Pour son premier film en tant que réalisateur, le Nul Alain Chabat se plonge dans le monde du foot et se donne le premier rôle, celui d’un gardien de but du PSG un peu plus cabot que lama. Histoire sans doute de rappeler combien gardien de but peut être un métier de chien.

Jason Statham (Mean Machine)

Jason Statham dans « Mean Machine » (2001). Bien avant de connaître la gloire avec la saga Le Transporteur, l’acteur anglais vole la vedette à Vinnie Jones en campant le gardien de but complètement déjanté d’une équipe de prisonniers. Un rôle dans la lignée du Hatch de Sylvester Stallone, qu’il rejoindra d’ailleurs dans The Expendables.

Isabelle Nanty dans « Trois zéros » (2002). C’est le personnage le plus attachant de la comédie de Fabien Onteniente sortie en 2002. Isabelle Nanty campe le gardien de but d’une équipe de foot féminin, dont elle est aussi l’entraîneur… et le maillon faible. A elle seule, elle représente le foot amateur et passionné qui donne le change face au monde du foot professionnel que dépeint le film.

Tom Novembre Espace Détente

Tom Novembre dans « Espace Détente » (2005). Dans l’adaptation ciné du sitcom TV « Caméra Café« , le chanteur-compositeur-comédien campe le gardien de but-capitaine-buteur de l’équipe de la société Digix, qui affronte celle de G.E.S. son concurrent direct. Stanislas Priviliewsky, c’est le nom du personnage, marque un coup-franc magnifique en première mi-temps avant de se prendre un gnon de la part de Jean Claude Convenant (Yann Le Bolloc’h) en seconde.

Ramzy Bedia dans « Les seigneurs » (2012). La caricature est au croisement de René Higuita, Diego Maradona et Franck Ribéry. Ramzy sans Eric est le gardien de but hirsute d’une comédie certes quelque peu ratée mais promise à devenir un film-culte. Aux cotés d’une belle brochette de comiques, le grand dadais interprète une ancienne gloire des cages qui ne veut plus jouer gardien de but. Mais qui devra s’y résoudre pour le bien d’un village de Bretagne.