Valladolid et la controverse de Veličković


AFFICHE – Dans la série des affiches du Mundial 1982 organisé en Espagne, celle de Valladolid est signée Vladimir Veličković.

De toutes les affiches jamais réalisées pour la Coupe du Monde de football, la série pour l’édition espagnole de 1982 est de loin la plus aboutie. Chacune des douze villes hôtes du tournoi a fait appel à un artiste de renom, qu’il soit peintre ou illustrateur, qu’il soit Espagnol ou non.

L’affiche de la ville de Valladolid est réalisée par l’artiste yougoslave Vladimir Veličković. Celui-ci propose une œuvre sombre et torturée, inspirée par une enfance où il fut témoin de nombreuses horreurs de l’occupation nazie. On retrouve cette violence sur l’affiche de Valladolid, mais celle-ci garde un aspect positif.

On distingue à travers les traits acérés un footballeur exécutant un ciseau retourné, mais également des chaussures à crampons qui semblent entrer dans la bataille. Il ‘agit du tableau le plus sombre de la série.

Le stade José-Zorrilla de Valladolid (29.990 places) est le seul qui a été spécifiquement construit pour la Coupe du Monde 1982. On y a vu l’équipe de France, mais aussi celles de Tchécoslovaquie et du Koweît. Maxime Bossis y a inscrit son seul but n équipe de France et Antonin Panenka ses deux derniers pernalties internationaux. Mais le personnage emblématique de ce stade restera le Cheikh Fahad Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah intervenu lors d’un houleux France-Koweit remporté (4-1) par les Français.

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