Footix Mascotte France 1998

Footix, mascotte ingénue

MASCOTTE – Il s’appelle Footix. Il devait être la mascotte de la Coupe du Monde 1998. Il n’en fut que la risée. Au point que son nom désigne aujourd’hui les pseudo-supporters ignares.

Pour personnifier la Coupe du Monde qu’elle organise en 1998, la France ne fait pas vraiment preuve d’une très grande originalité. Elle choisit pour mascotte son symbole national, un coq gaulois. Il est vrai que sur les six projets de mascottes présentés au Comité d’Organisation, cinq représentaient un coq, le sixième étant… une grenouille.

Combat de coqs

Le patronyme de Footix est quand à lui adopté à l’issue d’un sondage chez les enfants et adolescents de France. L’originalité n’est pas de mise non plus, puisque le coq hérite d’un nom gaulois. Ou du moins d’un nom qui rend hommage à Uderzo et Goscinny, les créateurs d’Astérix qui baptisent tous leurs personnages gaulois d’un nom en -ix.

Imaginé par le dessinateur Fabrice Pialot, Footix est né le 18 mai 1996. Dans le même temps, l’équipe de France inaugure sa propre mascotte, un autre coq baptisé Jules. Autant dire que la confusion fut totale (de là à résumer le Mondial 1998 à un combat de coqs, il y a un pas que la SPA nous interdit de franchir).

S’il fut bien présent sur les enveloppes de La Poste et de nombreux objets divers, Footix fut extrêmement discret durant la compétition. On ne le vit que très brièvement sur les pelouses. Il se raconte que les organisateurs avaient du mal à assumer cet horrible gallinacé plutôt mal dessiné et qui était l’objet de toutes les railleries.

Langage courant

Il n’en reste pas moins que Footix reste à ce jour la dernière mascotte à caractère local. A partir de 2002, la FIFA confiera la création de ses personnages symboles à une agence américaine spécialisée qui ne se souciera que brièvement des us et coutumes des pays où se dispute le tournoi.

Au lendemain de la Coupe du Monde 1998, le terme de Footix est resté dans le jargon des tribunes pour désigner une personne peu au fait des choses du foot mais qui revendique l’inverse. Un Français moyen qui n’aurait découvert le foot qu’au soir du 12 juillet 1998. Un supporter tombé de la dernière pluie, plus consommateur de foot que vraiment connaisseur.

Si elle a donné une impression plus que mitigée, la mascotte de la Coupe du Monde 1998 aura au moins laissé son nom dans le langage courant.

A propos de Footix et du mondial 1998