Les Inconnus

Filoucelli et Tochiba, le foot des Inconnus

TELEVISION – Au début des années 1990, le football est devenu un tel phénomène médiatique que les comiques de tout bord s’emparent de ses turpitudes. A l’image des Inconnus, trio mythique de la télévision publique.

(Article mis à jour le 23 mai 2017)

Les Inconnus, c’est le trio comique du début des années quatre-vingt-dix. Ou du moins l’un des deux trios de l’époque, car il y a aussi les Nuls, qui sévissent sur la chaîne privée Canal Plus. Alors que nos Inconnus, eux, officient sur la deuxième chaine française, celle du service public.

Beauvallon-sur-Oise

Le grand public oppose souvent les Inconnus et les Nuls, au point d’en faire souvent la confusion. Les Inconnus, ce sont trois hommes, Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus. Chaque mois ou presque, ils réunissent des millions de téléspectateurs dans une émission de sketches où ils parodient les programmes TV, et égratignent gentiment notre belle société française.

Il était normal que le trio se penche un jour vers le monde du football. Nous sommes début 1991 et l’actualité est souvent accaparée par les tribulations de l’Olympique de Marseille et de son médiatique président Bernard Tapie. Le foot français d’alors sent le souffre et la corruption. Claude Bez, président des Girondins de Bordeaux a été conduit en prison. On parle de matches arrangés, de jus d’orange frelatés, d’hôtesses qualifiées pour les arbitres et de paradis fiscaux pour les joueurs. Du pain bénit pour nos Inconnus.

Toshiba

Sous la forme d’un reportage filmé façon FR3-Régions, le trio nous plonge dans la vie d’un drôle de club, Beauvallon-sur-Oise, dirigé par un drôle de président : Claude-Bernard Filoucelli (on notera le prénom composé qui associe ceux deux présidents en vue de l’époque). Tous les clichés sont passés en revue. Le sketch n’a aucune prétention de dénonciation, juste l’envie de faire sourire.

Au milieu du sketch apparait l’image d’un but tiré d’une véritable retransmission de foot. Il s’agit du but de l’Espagnol Bakero contre la France, le 20 février 1991 au Parc des Princes. Un match finalement remporté 3-1 par les Français. Sans aide de l’arbitre, a priori.